samedi, octobre 28, 2006

La guerre générationnelle n'aura pas lieu sauf peut êtres...

T'as entendu parler de ces mecs qui écrivent des bouquins sur le thème de l'appauvrissement de toute une génération par rapport à la précédente ? On sait pas pourquoi mais tout d'un coup pendant deux à trois semaine on va te parler un peu partout de certains bouquins dont les auteurs vont êtres interviewé à la radio, à la tv et vont participer à deux ou trois débats ayant un rapport plus ou moins lointain avec le sujet de leur livre. Alors bon ça s'inscrit dans le cadre de la promotion classique d'un livre mais pas seulement. C'est la campagne présidentielle. C'est le moment de débattre de faire de la politique. Du niveaux du débat dépend la qualité d'une démocratie n'est ce pas ? Il y a tout de même certains sujets qui plaisent plus que d'autre. J'ai le sentiment que même si les sujets de débat change les idées sont toujours les mêmes. En fait on invite à parler celui qui a trouvé une nouvelle astuce pour dire toujours la même chose. Le Télérama de la semaine passé, celui avec Helen Mirren en couverture (une de mes actrices préférée parmi celles qui ne sont pas encore mortes), nous résume pas moins de 7 ouvrages dont d'autres médias ont également beaucoup parlé dans un article publié sous le titre Vers une guerre des générations ?


L'auteur s'appelle Weronika Zarachowicz. Je critique pas la dame que je connais pas (surtout qu'elle a écrit un livre sur Choamsky, et ça c'est la classe quand même ) mais tu sais c'est le genre d'article de trois pages que tu mets bien 10 minutes à lire et qu'à la fin, si tu fais le bilan tu te dis "mais de quoi ça parle putain ? ".

On y retrouve Louis Chauvel qui nous parle des classes moyennes "à la dérive", classes moyennes victimes des baby boomers, selon Patrick Arthus et Marie Paule Virard, une génération qui, en faisant Mai 68, a vraiment déconné grave. Denis Jeambar écrit aussi un bouquin sur le sujet pour les culpabiliser : "Nos enfants nous haïront". C'est nouveau ça. On culpabilisait déjà l'immigré , le chômeur, le fonctionnaire, maintenant c'est carrément toute une génération. C'est balaize non ?

En plus ça à l'air tout à fait louable comme position vu que ce sont des baby boomers eux mêmes qui s'autocritique en quelque sorte. En fait tu sais c'est comme d'habitude. T'entends le truc comme ça à la radio et tu te dis tiens c'est vrai les baby boomers ils ont vu leur niveau de vie progresser pendant les fameuses 30 glorieuses et nous maintenant, la génération suivante, on est dans la merde parce que notre niveau de vie n'augmente pas voire régresse même. Et il y aurait donc un ressentiment de la part des plus jeunes vis à vis des plus vieux. En fin en tout cas il devrait y en avoir. C'est du moins ce que me dit Télérama.

Essayer de créer un conflit de générations là ou il n'y en a pas c'est vraiment un truc un peu tordu. D'ailleurs ça se sent à la lecture de l'article puisqu'on peux trouver dans les premiers paragraphes ceci :

Il ne faut pas trop le (Louis Chauvel) pousser pour qu’il parle de « guerre des générations ». Une guerre diffuse qui ronge la société française en profondeur, comme l’ont montré les émeutes des banlieues, les manifestations anti-CPE ou celles des stagiaires. Autant de mouvements différents mais dont un point commun, au moins, saute au visage : issus des classes moyennes ou populaires, les jeunes hurlent désormais leur désespérance.

J'aime le point commun qui saute au visage. "Dans ta face le point commun mon gars ! "

Et c'est quoi le point commun de toutes ces manifestations de jeunes ?

Ils "hurlent".

Trop fort les journalistes. On raterait des trucs si ils étaient pas là.

Donc t'as compris. Si les jeunes descendent dans la rue ou brûlent des bagnoles c'est qu'ils en veulent aux plus vieux. C'est aussi évident qu'un sac de pomme de terre plus un poulailler font une omelette aux patates. Et puis c'est carrément "la guerre" hein t'as bien lu ?!

Bon d'entrée moi j'étais inquiet en commençant à lire l'article. T'imagines déjà qu'on a une guerre de civilisation sur les bras depuis le 11 septembre voilà t'y pas qu'on se prend une "guerre générationnelle" dans la gueule.

Mais en fait non. Dans les derniers paragraphe on trouve se passage rassurant.

Résultat, les jeunes ont beau subir un déclin social inédit, on cherche désespérément les signes de rébellion et de vraie remise en question des aînés.



Ouais tu trouves ça bizarre aussi. On te dit un truc au début de l'article : "les jeunes se révoltent" . Et à la fin un autre truc : "les jeunes ne se révoltent pas ". C'est pour ça après à la fin t'as l'impression que tu sais pas c'est où qu'elle veux en venir la dame. On est proche de l'opération remplissage des pages de gauches parce qu'on a vendu trois page de droites de pub de plus.

Donc les jeunes ne se révoltent pas alors qu'ils devraient. Même si au début de l'article on nous dit qu'ils "hurlent leur désespoir". C'est vrai des jeunes qui hurlent ça ressemble à rien. En fait les jeunes ils sont cons. Ils hurlent connement au lieu de taper sur les les vrais responsables : Les baby boomers ! (T'imagines des pogrom de trentenaires dans les maison de vieux ! Des piquets de grèves juste devant l'entrée du tournoi de belote de la maison pour tous du quartier.)

Mais alors pourquoi comment ça se fait ?

La réponse est simple. Il y a peut être une raison !


La faute, peut-être, au laxisme bienveillant dans lequel leurs soixante-huitards de parents les ont élevés, et qui rend difficile, voire impossible, toute révolte ? Plus largement, si les jeunes se font peu entendre, c’est en effet parce qu’ils baignent encore dans les valeurs de 1968 : société d’abondance, aspirations à la consommation et au salariat stable, illusion de la fin des hiérarchies, etc.



Tu vois c'est marrant. J'adore ce genre de logique. Les jeunes ont toutes les raisons d'en vouloir a la génération précédente. Mais on peux constater que nulle part n'apparaissent de signes de ce ressentiment. C'est donc que les jeunes sont un peux des couilles molles parce qu'enfin ils devraient faire quelque chose vis à vis de cette insupportable situation.

Là c'est du grand art.

Premier temps : Tu dis une connerie.

Second temps : Évidemment il n'y a pas de preuves que ce que tu dis n'est pas une connerie.

Troisième temps : Pour t'enfoncer encore plus tu imagines une connerie encore plus grosse que la première pour expliquer cette absence de preuve.

Et ça nous donne dans le cas qui nous intéresse de l'analyse socio machin à deux balles.

C'est la faute des parents ! Une fois de plus la faute des baby boomers eux mêmes. Putain mais c'est bien sur ! Le truc est vachement vicieux il fallait être super perspicace pour mettre à jour le complot ourdi par ces abominables baby boomers. Non seulement ils nous foutent dans la merde, mais en plus ils empêchent, grace à un conditionnement spécial mis en place dès l'enfance, toute rébellions de ceux dont ils sucent le sang chaque jour. Mais sans le vouloir bien sur. C'est inconscient.

Là ce que j'adore c'est la prétention de la théorie qui se veux quand même vachement scientifique dans l'apparence. Attention on est dans un Télérama. On raconte pas n'importe quoi à n'importe qui. On est pas dans un télé z avec le cul de Vanessa Demouy en première page. Télérama aide les téléspectateurs qui ont du goût à s'y retrouver dans la jungle des conneries qui passent à la télé. De manière à ce que l'intelligence de leurs lecteurs ne soit pas polluée comme celle des lecteurs de télé Z qui n'utilisent que leur cerveau gauche, le droit étant prêté à TF1 qui se livre à des expériences bizarres avec.

Le lecteur de Télérama va au cinéma voir tous les films qui ont un petit bonhomme qui saute en l'air avec un grand sourire et les bras écartés et même parfois ceux où il ne fait que s'accouder contre son parapluie en penchant la tête sur le côté parce qu'on ne peux pas non plus faire que des trucs d'intello dans la vie. Télérama donne bonne conscience aux gens. Les gens ils ont l'impression de ne rien rater de ce qu'il y a de mieux dans la vie culturelle. Besson est nul, Bresson est un génie etc, etc,...

Mais alors voilà qu'on m'explique pourquoi on y trouve des trucs aussi nul. je vous le control V de nouveaux !:

La faute, peut-être, au laxisme bienveillant dans lequel leurs soixante-huitards de parents les ont élevés, et qui rend difficile, voire impossible, toute révolte ? Plus largement, si les jeunes se font peu entendre, c’est en effet parce qu’ils baignent encore dans les valeurs de 1968 : société d’abondance, aspirations à la consommation et au salariat stable, illusion de la fin des hiérarchies, etc.

Déjà ce que j'aime bien c'est le "peut-être". Ca fait genre j'ai une théorie mais elle vaut ce qu'elle vaut . C'est "peut être" pas vrai. Je peux en faire moi des théories de type "peut-êtres" au resto le midi avec les mecs du taf entre la tomate vinaigrette et la langue de boeuf sauce piquante. Des fois on aborde les sujets de société et chacun a un avis sur pas mal de question comme ça. D'ailleurs je sais pas si t'as remarqué mais il y en a toujours un pour te dire sur à peu près n'importe quel problème de société "C'est la faute des parents". Et c'est la même qui va rajouter : "Moi je me suis pris des tartes dans la gueule parce que je faisais toujours plein de conneries. Bin mes parents ils avaient raison." Et après il se vante de faire pareil avec ses gosses.

"Le laxisme bienveillant des soixante-huitards". C'est rigolo mais ça reviens tout le temps.

Le chômage des jeunes ?
Le laxisme bienveillant des soixante-huitards.

La délinquance ?
Le laxisme bienveillant des soixante-huitards

Le déficit de la sécu ?
Le laxisme bienveillant des soixante-huitards

La baisse de la natalité ?
Le laxisme bienveillant des soixante-huitards

Le sida ?
Le laxisme bienveillant des soixante-huitards

Qu'est que t'as ?
Le laxisme bienveillant des soixante-huitards

T'aime pas ma liste ?
Le laxisme bienveillant des soixante-huitards

Ha bon j'arrête?
Le laxisme bienveillant des soixante-huitards

Souviens toi des émeutes de l'année dernière. C'est pas le sujet dont parle l'article mais l'argument est le même. J'ai failli me faire naturaliser Kasacks. On sort de trois semaine de bordel incroyable. Un truc qu'on avait jamais vu. D'une violence gratuite vraiment particulière en réponse à des violences non moins gratuites de la part de la police. Et tout ça dans un contexte plutôt difficile économiquement.

Et bien qu'est ce qu'on a tout de suite entendu ? C'est la faute des parents !

Génial comme analyse sociologique non ? Et c'est basé sur quoi ? Sur des enquêtes, des données scientifiques chiffrés qui prouveraient que les parents des banlieues éduquent moins bien leur enfants ? Ben oui bien sur t'as raison. On a pas besoin tout le monde le sait comment ça se passe en banlieue hein ? Pas besoin de lire des bouquins sur le sujet ou de faire des études. C'est comme pour les juges quand on dit qu'ils font pas leur boulot, Sarko a raison. Tout le monde le sait que c'est comme ça.

Moi je serai un sociologue mort je me retournerais dans ma tombe. Attend les mecs ils font des années d'études, ils écrivent des thèses avec plein de pages à lire écrit petit, on leur apprend comment faire des stats super complexes, comment enquêter, recueillir des témoignages, analyser tout ça, en bref faire un véritable travail de chercheur et partout dans les médias des tas de gens sans aucune qualification sur le sujet t'expliquent gentillement que certains problèmes de société n'ont qu'une seule cause : L'éducation des parents !

Je me suis dit vraiment mais d'où ça sort ce truc ? Pourquoi cette nostalgie de l'éducation à l'ancienne moins permissive avec sévices corporel à la clé. Et pourquoi ce reproche incessant de permissivité attaché à la génération de mai 68 ? Mes parents sont de cette génération et je peux te dire qu'ils n'étaient pas laxiste du tout.

J'ai l'impression que l'on s'illusionne un peu sur le monde dans lequel ont vit. Et quand quelque chose déconne on s'attache à l'expliquer de manière à ce que l'illusion reste cohérente. Le gros truc du moment face aux violences "inexplicable" dans les banlieues c'est évidemment d'en rejeter la responsabilité sur les jeunes eux mêmes. "Il faut cesser de les victimiser !"," La politique de l'excuse ça suffit." etc, etc, Dire qu'il y a une responsabilité de la société remettrait trop de choses en cause. Des choses qui nous paraissent immuables.

Quelle explication reste t'il si l'on dit que les jeunes n'ont pas d'excuses à leur comportement violent ? Et bien qu'ils sont des délinquants dans l'âme. Qu'ils sont nés comme ça. C'est du domaine de l'inée. Ce que pensent pas mal de gens en fait. Et ils le pensent d'autant plus facilement qu'il s'agit de populations africaines. Un délinquant arabe est délinquant d'abord parce qu'il est arabe.

Seulement voilà tu peux pas le dire comme ça. Je ne sais pas pourquoi ils ne disent pas ce qu'ils pensent d'ailleurs, mais ça viendra. Plus qu'un dernier tabous ! Donc tu rejettes la responsabilité sur les parents en t'appuyant sur des exemples de parents qui laisse trainer leur gamin de 5 ans dehors jusqu'à très tard en balançant un paquet de chips par la fenêtre à l'heure du repas etc,etc, Je dis pas que ça n'existe pas. Mais parler de l'éducation c'est parler de culture. Sous entendu ces gens n'éduquent pas leurs enfants parce que dans leur culture c'est comme ça. Il y a déja un aveux de sentiment de supériorité chez ces gens là vis à vis des populatins défavorisés qui m'inquiète beaucoup. Et on retombe sur un argument raciste mais que tout le monde est prêt à entendre sans s'offusquer. Ces parents pourquoi sont ils de mauvais parents ? Parce qu'ils sont immigrés ? Parce qu'ils ont eu eux aussi de mauvais parents ? En fait les mauvais parents font des mauvais parents depuis la nuit des temps comme ça, c'est de l'hérédité. Y a pas à chercher plus loin.

Dans ce genre de débat vouloir faire abstraction du côté social du problème est le chemin le plus court vers l'eugénisme si tu veux mon avis. (Et le premier qui me dit que je suis un bien pensant je lui nique sa mère.)

A tout les niveaux on s'efforce de nous faire croire qu'il y a un ordre immuable des choses. Chacun est à sa place. La place de chacun étant bien évidemment méritée. Et c'est là qu'intervient la dimension morale du truc.

J'imagine que t'as déjà discuté avec un type qui te dit à un moment : "Ouais mais tu fais de la morale!". Soit disant t'as des idées humaniste parce que tu es trop "moral". Une sorte de cul bénie. Ta critique de la société n'est pas basé sur quelque chose de censé mais sur un à priori influencé par je ne sais pas moi.... ton éducation catho par exemple. On va te dire aussi que tu fais du misérabilisme.

En bref le type un peu rigide de droite, fan de Sarko, a le sentiment que lui réagit de manière froide et objective. Il se considère plus réaliste en quelque sorte.

Et il se goure si tu veux mon avis. C'est lui qui a une position moraliste. En effet toute sa vision des choses est basé sur une sorte de loi du mérite qui n'existe que dans ses fantasme. C'est par exemple quelqu'un qui ne remettra jamais en cause la prison et son inutilité dans bien des cas car il est essentiel qu'une personne qui commet un délit soit puni. Le côté méritoire du truc est bien plus important que tout le reste. Le reste par exemple peut être la question de l'efficacité des prison aujourd'hui dans le traitement de la délinquance. (la seule qui se pose cette question à droite c'est Christine Boutin, je trouve ça bizarre mais bon...)

D'ou l'importance que chacun soit présenté comme un individu responsable que l'environnement social n'influence à aucun moment. Si il faut admettre qu'il y a une raison et bien les parents sont des responsable tout trouvé. Le fait que les parents des jeunes de banlieue soit de mauvais parents implique qu'ils ont les enfants qu'ils méritent en quelques sorte. Cette excuse ne remet rien en cause pour la société.

Cette idée que tout un chacun mérite son sort est indispensable pour que ces gens ne se sentent pas concerné par les problèmes des autres. Les riches méritent d'êtres riches et les pauvres d'êtres pauvres. C'est un peu comme un film avec le bons et les méchants. On est pas loin du niveau de pensé de certaines civilisations qui perpétuent des systèmes de castes archaïques
chacun est à sa place, en haut en bas ou au milieu. Si tu ne cherche pas à te révolter contre le système tu auras une meilleur place dans une autre vie. Sans déconner on a jamais imaginé un système de contrôle social plus efficace. Fallait y penser.

Bien sur, ici, difficile de faire gober ça.

Mais on essaye d'autres trucs. La dame de Télérama nous parle de Denis Jeambar et de son dernier bouquin qui nous explique, entre autre, que les baby boomers par leur gourmandise de toujours plus d'avantages sociaux ont complètement niqué l'avenir de la génération suivante.

A mon avis le gars il a appris l'économie en bande dessiné dans fripounet.

Et que je te catastrophise le trou de la sécu, le déficit public, les retraites et gan,gna,gna. La brochette habituel du morback de luxe de la télé de mes couilles. Et ce qu'il faudrait faire maintenant c'est que les jeunes et bin ils gueulent pour que les vieux ils soient obligé de travailler plus longtemps pour pas que le paiement de ces retraites ne nous tombe sur la gueule. C'est vachement intelligent ça. Il faudrait qu'on soit un peu skizo tout de même. Parce que l'allongement de l'age de départ à la retraite il sera pour notre gueule quand on sera vieux à notre tour. Tu vois le gars il est trop fort.

Enfin bref t'as compris. Sous couvert d'une nouvelle idée, la "guerre des générations", on te refile en fait toujours la même bouillasse des fameuses réformes, qui, comme les médicaments, ont toujours l'air plus efficace quand elles ont mauvais goût.


Tout se passe comme si les Français, jeunes et vieux, restaient bloqués sur le souvenir des Trente Glorieuses et se refusaient à lancer le vrai débat : celui de la reconnaissance des déséquilibres. Celui du renouvellement, nécessaire, d’un modèle social autodestructeur, et condamné, puisque les jeunes retraités actuels jouent les papys-voyageurs alors que les prochaines générations vont devoir trimer jusqu’à 75 ans...



Moi et ma génération on est des gatés pourris inconscients et on se fait baiser par nos ainés.
On est dans Télérama. Le magazine ou l'on pouvait lire il y a un mois que les débats n'étaient pas suffisement "politique". Qui nous dit que la situation dans laquelle nous sommes, c'est la faute des plus vieux. Les décisions des politiques, les choix économiques, voire les choix de "système" n'y sont pour rien. C'est nous qu'on a pas assuré. On est que des crétins consuméristes, chimériques, mal élevés, incapable de comprendre qu'embêter le gouvernement qui veux que notre bien c'est pas bien.

Voici ce qu'on nous dit à propos de la réforme des retraites.

Ce débat aurait dû être un moment de vérité pour les baby-boomers, l’occasion pour eux de montrer qu’ils pensaient aux générations suivantes, convient l’historien (baby-boomer) Jean-François Sirinelli. Mais l’égoïsme générationnel l’a emporté, à gauche comme à droite. Les vraies questions ont été masquées par un traditionnel clivage gauche-droite dans lequel les jeunes eux-mêmes se sont laissé enfermer. »


J'aime le "traditionnel clivage gauche-droite". C'est un peu dire la politique c'est ringard, assez d'idéologie, il n'y a qu'une vérité, une réalité. Les jeunes d'aujourd'hui ne sont que des jeunes crétins qui ne comprennent rien à rien. J'aimerai bien savoir quelles sont les vrais questions qui nous ont échappées ? Comment ça qu'on s'est fait avoir ? De quoi il parle le monsieur ? Tu vois c'est ça qu'est agaçant. Ca radote dans le vide.

"l’égoïsme générationnel" ca fait bien la phrase comme ça. Surtout qu'il y a un fond de vérité. On se rend bien compte qu'il y a une sorte de retour en arrière, que les inégalités repartent à la hausse alors qu'elles n'avaient céssé de diminuer depuis la seconde guerre mondiale. Mais j'ai vraiment pas le sentiment qu'il s'agit d'une classe d'âge qui aurait baisé une autre. Mais plutôt, comme d'habitude, des plus fort qui profitent des plus faibles. Le rapport de force il est toujours entre les intérêts des plus favorisés contre celui des moins favorisés. Il n'y a rien de nouveau en fait. J'ai l'impression qu'on cherche à détourner un peu l'attention des gens dans ce débat.

Chez Demorand l'autre jour justement il y avait Louis Chauvel, le fameux sociologue, qui vient nous expliquer, enfin en tout cas il a essayé, que les classes moyennes qui représentent selon les cas 80%, 10% où encore 33% de la population française souffrent.

Déjà tu vois il a été super précis.

Bon manifestement pour lui ce qui est intéressant c'est plutôt les 33 % qui gagnent entre 1500 et 3000 euros par ménage. Enfin par ménage ou pour une personne. Difficile de savoir en écoutant l'émission. Ce qui est sur c'est que si tu gagnes à toi tout seul 3000 euros par mois tu fait parti des 10% des salariés les plus riche. Et pour un ménage c'est à partir de 4000 euros de revenus mensuel. Ca c'est pas Chauvel qui te le dit c'est moi. Je t'aide un peu. A 3000 euros de revenu pour un ménage tu fait parti des 20 % des ménages les plus riches. Donc dans sa fourchette de 1500 euros à 300o euros il englobe des gens qui font quasi parti des 20 % les plus riche avec des ménages de smicards. Et à mon avis c'est pas du tout la même chose. Si il parle des revenus pour une personne là c'est 10 % des plus riches.

En fait dans son raisonnement il te demande de prendre en considération les mecs qui sont pas smicards mais qui sont pas super riche. En gros t'as 50% de ménages qui vivent avec moins de 1500 euros par mois de revenu et 20% à plus de 3000 euros qui sont quand même vachement aisé, c'est pas la peine d'en parler. Au milieu t'as à peu près 30 % de la population française qui forme un groupe ou les moins fortuné gagnent la moitié moins que ceux du haut de la fourchette. Et il veut nous faire croire que c'est un groupe homogène ! ET qu'il faut prendre en considération la situation de ces gens là qui est selon lui catastrophique.

Et pourquoi ? Parce que la situation des ménages faisant parti de cette catégorie (qu'il appelle les classes moyennes) connaît de grave problème économique.

Et les 50% de la population qui gagne moins ?

"Ah non mais ça c'est pour d'autres livres qui sont écris par d'autres personne. Moi je suis un sociologue qui ne s'occupe que des classes moyennes tu comprends ?"

Bin non moi je comprenais pas trop durant l'interview où est ce qu'il voulait en venir. Mais à la fin j'ai compris.

Il nous explique qu'en fait les classes moyennes votent en majorité socialiste. Enfin en tout cas d'habitude. Et que si ça continue ces classes là vont finir par voter à droite. Et qu'il faut faire attention. Et que le parti socialiste doit en tenir compte.

Fin de l'interview.

Ca te rappelle pas un truc ? Tu sais le bouquin de DSK sorti avant les présidentielles de 2002 dans lequel il nous expliquait qu'il fallait tenir compte des catégories "aisées"par ce que ce sont ces gens là qui votent et pas les pauvres qui restent le dimanche devant tf1 toute la journée au lieu d'aller voter. (j'interprète bien sur il l'a pas dit comme ça)

On connaît le résultat de ce genre de théorie... Certains ont juste oublié que la population française est composé à 60% d'ouvriers et d'employés.

Mais qu'à cela ne tienne, Louis Chauvel est persuadé que, cette fois ci, il faut refaire exactement la même connerie. Et il est pas le seul puisqu'en fait son bouquin est édité par la fameuse "République des Idées" du gars Rosanvallon dont je t' ai déjà parlé. Tu sais celui qui nous aide à penser juste. En fait dans Télérama t'as chaque semaine un article sur un bouquin de la République des Idées. C'est un peu leur fournisseur d'idée. C'est cool non ?

Et puis France-Inter ou France Culture c'est pareil. En fait tout les médias c'est pareils ils ont le même fournisseur. C'est plus pratique t'as des prix de gros et des remises sur la livraison.

Et les gars présentent bien. C'est pas des extrémistes c'est des penseurs professionnels. Et tu te retrouve avec Chauvel à la radio le matin qui t'explique un truc tellement naze que t'as l'impression d'être vraiment mal réveillé. Avec des approximation statistiques, des amalgames, une grosse dose de généralités pour finir par te dire quel devrait être le programme du parti socialiste.

En fait sa mission c'était ça. Pourquoi une politique qui favorise les plus aisées ?
Parce que c'est mieux pour le pays ? Parce que c'est plus juste, plus humain ? Parce que c'est plus logique au niveau de la théorie économique ?

Non. Juste pour que les électeurs potentiel du parti socialiste (30% soit disant de la population) votent pas à droite.

Avec des types dans son genre la qualité du débat politique fait vraiment un grand pas en avant. Tout comme avec Télérama. La conclusion de tout ça c'est que l'on va avoir de nouveaux de nombreux débats de type rideau de fumée dans ce genre là jusqu'à l'élection présidentiel. La machine à influencer l'opinion publique est lancée et ça part dans tout les sens. Une fois de plus on se demandera ensuite pourquoi les gens ont pas voté comme on leur avait demandé. Tu peux écrire tout les bouquins que tu veux t'aura du mal a éviter le seul sujet vraiment important dans ce pays qui est celui des inégalités sociales.

Selulement voilà le sujet fait chier tout le monde j'ai l'impression.

(Si t'es arrivé jusque là c'est que t'as vraiment rien à foutre au taf aujourd'hui. Ouais je sais tout ça c'est encore plus long que d'habitude mais ça fait deux semaines que j'ai commencé à écrire ce truc et vu comment je suis débordé en ce moment il me faudrait deux semaines de plus pour faire le tri là dedans. Je le publie aujourd'hui tel quel parce que j'ai vu qu'ils traitaient du même sujet à Riposte sur France 5 hier avec justement Chauvel en invité vedette tout ridicule avec son écharpe rouge. J'ai suivi 10 minutes et c'était tellement nul que je suis parti me cuisiner des endives au saumon. A part si, un truc bien, la responsable d'une asso libérale à qui il ne manquait que l'uniforme de la gestapo. J'ai cru mourrir de rire quand elle nous a parlé des blocages de la france, qu'elle énumérait, et que subitement elle est resté ...bloqué. Je te jure elle a eu une sorte de trou elle savait plus quoi dire! Grand moment.)










45 Comments:

At novembre 06, 2006 12:40 PM, Anonymous Anonyme said...

"surtout qu'elle a écrit un livre sur Choamsky, et ça c'est la classe quand même"

Chomsky et non Choamsky. A part ça, si tu as la trentaine et que tu n'as jamais galéré, en te faisant entuber par de gros soixante-huitards qui te tapent dans le dos en se disant de gauche le matin et te vire le soir sans indem... Eh bien, bravo. Tant mieux.

 
At novembre 06, 2006 12:55 PM, Anonymous blop said...

ahhhh... moi qui ai cru que tu prenais des vacances...
Tiens, histoire de te faire plaisir, un petit lien :
http://www.liberation.fr/opinions/rebonds/215169.FR.php

non, non, ne me remercie pas :-)

 
At novembre 06, 2006 1:08 PM, Anonymous sphax said...

Salut el Ryu !

Je te sens en colère... pour changer!

Sur ton sujet, la guerre des générations, bien sûr que c'est bidon. Mais je crois surtout que ça participe d'une politique de bouc-émissaires. La pensée conformiste en fait ou comment penser à vide.
Comme tu le dis bien, après les chômeurs, les fonctionnaires, tous les sales profiteurs des aides sociales, les bien-pensants, les immigrés, les mauvais travailleurs qui se lèvent pas à 6h du matin, les gauchistes irresponsables, après cette si petite fraction de la population (faut ki fasse gaffe quand même, parce qu'elle est pas si petite), ils nous ressortent une catégorie artificielle et dénuée de sens sur laquelle ils peuvent se dédouaner de leurs responsabilités de dirigeant.
Ca ne change pas d'un iota !

 
At novembre 06, 2006 1:14 PM, Blogger el ryu said...

Si si ça m'es arrivé et plus d'une fois. Ne t'inquiète pas je vis sur la même planète que toi. Mais je suis pas vraiment sur qu'il s'agissait d'un problème générationnel. Ce genre de truc se rapproche plus des problêmes de la précarisation au travail, de l'état du marché de l'emploi, de l'absence d'inspecteurs du travail etc, etc,

Sinon les mecs qui se disent de gauche et qui se comportent comme de vrais enculés ç n'étonne plus personne. Il n'y a qu'à voir l'état de la gauche officiel d'aujourd'hui. Et puis c'est comme certains patrons de droite qui font preuve de beaucoup d'humanisme...Ca n'empêche pas.

 
At novembre 06, 2006 3:13 PM, Anonymous Al said...

Salut Ryu,

en fait je voulais dire 2 choses pour nuancer ton billet (peut etre suis je un chauveliste infiltre sur ton blog).
Sur France Inter, quand Chauvel a sorti son truc habituel, il y a eu une resistance de Brigite Jeanperrin (orth?) genre, dehors les mécontants, les revolutionnaires, il n'y a pas de quoi se plaindre! Chauvel disait qu'un trentenaire (salarie) ne peut plus devenir proprietaire ou de beaucoup plus petit que dans les années 80. L'editorialiste "sociale" de FI a sortit l'argument completement bidon comme quoi on peut s'endetter sur 35 ans, si ca aide pas les jeunes, mon bon monsieur! (alors que ca les immobilise pour 35 ans dans un 2 pieces a rembourser deux fois le prix déja doublé). Donc non, les ronsanvaloniens ne sont pas si bienvenu sur notre radio nationale. Deja trop a gauche?

Ensuite, à FI et à Riposte, Chauvel, l'a dit tres vite, et la, ca fait plus lutte des classes (et donc plus dans ton sens, non?): les gagnants ne sont pas juste les vieux, mais en fait les rentiers et les heritiers. Et tous les prolos au sens propre (c'est moi qui le dit, chauvel, je sais pas), et à fortiori les fils de prolos ou de chomeurs (jeunes de banlieues sans qualification, ou jeune etudiants) subissent des changements socio economiques defavorables. L'ascensceur social reposait sur la méritocratie, maintenant c'est beaucoup plus difficile.
Bref, on oriente trop le débat sur une guerre générationnelle, une grosse partie du probleme est due à un appauvrissement des classes inférieure et moyenne, avec une bulle immobiliere qui exclue ou rackette les non proprietaires de leur logement.
Mais taper sur Chauvel, ca me rappelle quand on tape sur un fonctionnaire de la RATP qui defend son job et son salaire. D'ailleurs, Sorman et Goupil s'en donnait a coeur joie, ils disaient, en gros: ces jeunes cons qui n'acceptent pas le monde tel qu'il devient ne devraient pas oublier qu'il y a des chomeurs qui seraient bien content d'etre en CDD à leur place. N'est ce pas Sphax?

Sinon, quelle deception de voir que la bonnasse de riposte est d' alternative libérale, mais quel plaisir de la voir aussi bloquer sur les bloquages.

 
At novembre 06, 2006 4:03 PM, Blogger coco_des_bois said...

Ca fait plaisir...
ça faisait un moment que j'avais rien lu de toi, bref...

Ton article rejoint la mini chronique de Guy Carlier de ce matin, il nous a expliqué que chaque tranche horaire avait son chroniqueur économique, histoire de boulverser personne, Maris à 6h du mat, et après on enchaine sur Sylvestre et consors.

Je suis d'accord à 100%, un certain siciologue se retourne dans sa tombe, l'inversion du discours sur les "réformes" et "l'immobilisme" est total aujourd'hui dans les médias... et il ne l'est pas qu'en politique.

Je rajoute un élément fondamental à ta liste des reproches à adresser à nos parents soixante-huitards : la destruction de la planète. Bah ouais, si ces gros cons ne s'étaient pas gavés comme des truies, ils n'auraient pas flingué l'environnement et hypothéqué la qualité de vie des générations futures !

Celà dit, La république des idées est en avance sur le traitement des idées justement, elle recycle quand même à fond, la culpabilisation a commencé y'a 20 ans, "vive la crise" ... serrez vous la ceinture et fermez vos gueules, remember ?

Grosse différence aujourd'hui, quand on nous explique qu'il n'y a plus d'électricité, on n'envisage plus d'éteindre les panneaux de de pub ou les tours de bureaux la nuit (non, n'éteins pas ton serveur connard, va falloir le redémarrer demain et avec windoze, on est sûr de rien) on essaie d'imaginer comment racheter de l'électricité ailleurs, pourquoi pas vendre EDF à Total par exemple ? ah non, c'est déjà privé...

 
At novembre 06, 2006 4:07 PM, Blogger phitros said...

Quand on en comprends pas tous les mots il vaux mieux en rester à Télé Z... Ou mieux prendre le temps d'apprendre et de comprendre avant de dépiter des conneries. Il est vrai que le ridicule de tue pas ... parait-il!

 
At novembre 06, 2006 6:19 PM, Anonymous Anonyme said...

Ach, la fie est ture, bais z'est la foute aux zoizanthuitards...

 
At novembre 06, 2006 7:03 PM, Anonymous Anonyme said...

"depiter des conneries" je ne sais pas, par contre dépiter des conniaux, ça oui.

 
At novembre 06, 2006 9:21 PM, Anonymous audionuma said...

Ouais, El 'magnificent' ryu tape fort et juste, et en plus je rigole en le lisant. C'est marrant pasque justement aujourd'hui je me disais 'tiens, ça fait longtemps que le gars ryu on l' a pas vu sur rezo', et là, pan, il est de retour.

 
At novembre 07, 2006 9:38 AM, Anonymous Anonyme said...

Tu devrais faire moins de fautes d'orthographe. Ça fait "jeune" et pas très crédible. Le niveau baisse....

GF
>http://grosse.fatigue.free.fr
ceci n'est pas un blog, ça n'existe plus.

 
At novembre 07, 2006 11:57 AM, Anonymous musil said...

je comprends pas le ressentiment des gens de gauche et de culture à l'égard de la République de Idées.

Des gens qui tentent de réinsuffler un peu de de réflexion empirique dans le jeu politique, moi je trouve ça bien comme démarche.

Après on peut ne pas être d'accord avec ces idées là mais justement il s'agit d'en débattre chiffres, données et faits socio-économiques à la main.

Les critiquer simplement parce que c'est "la bande à Rosanvallon" c'est pas mieux que refuser d'entendre certains socioligues simplement parce qu'ils seraient "de la clique à bourdieu" ou pire, des "disciples de bourdieu"...

 
At novembre 07, 2006 1:59 PM, Anonymous Anonyme said...

Salut mon gars. J'ai 30 ans. Ca fait aussi pas mal de temps que j'entends ou je lis des trucs sur la guerre des générations. A une époque Technikart était le fer de lance de ce concept de marketing politique.

Ca me gonfle. En fait je me suis demandé d'où ça venait et je crois que comme dirait l'autre qui doit se retourner dans sa tombe, il faut regarder d'où les gens parlent. Pour y aller à gros traits, les "intellos précaires", ces jeunes très diplomés en contrat de merde travaillent dans les medias, la recherche, la culture, le public au sens large. Là, en effet ils se font parfois persécuter par des socialos libéraux qui ont très bien compris le parti qu'il pouvaient tirer du peu de droit entourant cette précarité (dans le public, il n'y a pas de droit de la précarité et pas d'inspecteurs du travail, je sais j'ai bossé dans la recherche). Comme ils sont très classe moyenne et peu politisés, ils font de l'induction et croient que la société entière fonctionne comme ce qui arrive à leur nombril : les quinquas socialos libéraux nous font chier au boulot, donc tout est la faute aux quinquas. Ben tiens.

Je t'enverrais tout ça dans les Ardennes. En ce moment, les quinquas et les trentenaires sont dans les mêmes piquets de grêve parce que leur patron est un fond de pension. Guerre de génération, fais moi rire. C'est de la lutte des classes ni plus ni moins.

Attention, il y a le filtre des medias. Guerre des générations, pour la presse hebdo, c'est une façon d'aller toucher du trentenaire à capital culturel, c'est à dire pas leur lectorat habituel. On peut donc imaginer que les rédactions transforment des essais plus ou moins subtils en un concept marketing.

Conclusion : à bas le PPA, vive la sardonie libre.

Olivier

 
At novembre 07, 2006 2:36 PM, Anonymous Christophe Thill said...

"c’est en effet parce qu’ils baignent encore dans les valeurs de 1968 : société d’abondance, aspirations à la consommation et au salariat stable"

Vous avez remarqué? La "pensée 68", c'est comme la pensée unique, tout le monde est d'accord pour être contre. Mais quand il s'agit de dire ce que c'est, alors là ça devient brouillard et compagnie!

Pour autant que je me souvienne (j'avais 3 ans), les idées de 68, c'est qu'il faut enlever les pavés pour les envoyer sur la gueule des forces de l'ordre, et qu'en-dessous on trouvera la plage. Qu'il faut lire un peu le Petit Livre rouge mais pas trop quand même, brûler nos soutien-gorge, laisser courir les cons parce que leur patron les attend. Et que si on arrive pas à renverser le pouvoir et ses CRS-SS, alors autant se barrer à la montagne et y élever des bestiaux divers.

Mais c'est curieux, des apologies de la consommation et du salariat... Non, vraiment ça m'échappe. Peut-être que j'étais vraiment trop jeune, déjà trop utopiste?

Pour finir, la question à 2 centimes d'euro: quand un journaliste vous sort ce genre de choses, est-ce qu'il est con naturellement, ou bien c'est juste de la manipulation?

 
At novembre 07, 2006 7:24 PM, Anonymous Anonyme said...

Merci. J'avais pas lu Télérama depuis longtemps, ça fait plaisr de savoir ce qu'il deviennent.
Et pour ceux qu'aime bien la critique des médias comme le fait el Ryu avec classe, je conseille la lecture du plan B, bimestriel qu'on trouve dans tous les bon kiosques, journal de lutte contre le Parti de la Presse et de l'Argent et ses chiens de gardes serviles. dans le dernier y'a un bon article sur la "Republique dés pipés"

 
At novembre 07, 2006 10:10 PM, Anonymous Anonyme said...

en fait derrière la prétendue guerre des génération, ce que certains veulent cacher c'est l'éternelle guerre des classes qui avance masquée... lire le bouquin de Paul Bouffartigue sur le Retour des classes sociales paru il y a deux ans aux éditions la dispute, c'est plus malin et ça met plein dans le mille !

 
At novembre 07, 2006 11:25 PM, Anonymous Anonyme said...

"Guerre de génération, fais moi rire. C'est de la lutte des classes ni plus ni moins."

En fait, en gros, cet article illustre bien ce que tous ceux qui lisent les articles forwardés par rezo régulièrement savent...

Il y a une gauche marxiste qui croit en la lutte des classes (les articles et la pensée mise en avant via rezo par ex) et il y a une gauche qui part dans une autre direction, certes moins confortable (la pensée Rosanvallon qui n'est pas non plus ma tasse de thé ; la déconstruction de 68 et la critique de la prise de pouvoir par la bourgeoisie de cette époque, dont les effets perdureraient aujourd'hui ; le CRAN et les problématiques des minorités...)

Je ne parle pas des variantes (néofoucaldiens, néobourdieusiens, etc.) mais des tendances de fond.

On peut préférer les expérimentations (c'est mon cas). On peut aussi s'en tenir à la lutte des classes (c'est tout à fait respectable). Mais il est vraiment épuisant et décourageant de voir, comme c'est le cas depuis Asterix, une gauche taper sur l'autre en l'accusant de vendre du poisson pas frais... Alors que l'empire occupe tranquillement le reste de la France. On a la gauche qu'on mérite, :-)

 
At novembre 08, 2006 9:54 AM, Anonymous Anonyme said...

D'accord, le matraquage médiatique autour d'une thèse quelque peu racoleuse et poussée jusqu'à la caricature, c'est frustrant et ça occulte les vrais problèmes. Mais, sans mettre toute la génération des baby-boomers dans le même panier, il me semble quand même que les 68ards sont les élites actuelles de notre société et qu'elles ont légèrement oublier leurs idéaux de jeunesse, non? Et ça, moi, je leur reproche...

PS:j'ai bien aimé l'article sur le drapeau breton, il est de toi?

 
At novembre 08, 2006 5:03 PM, Anonymous herve said...

T'es TROP fort, El Ryu˙
Merci, 1000 fois merci, ça fait vraiment du bien par où ça passe...

 
At novembre 08, 2006 5:20 PM, Anonymous Anonyme said...

Mais enfin c'est ridicule, Louis est prof à sciences po et je ne comprends pas cette remise en question systématique et perpétuelle de la recherche sans argument valable sinon le plaisir de critiquer. Ses travaux sur les classes moyennes (au pluriel) sont absolument remarquables, vous devriez les lire. Je reconnais toutefois que c'est assez amusant de parcourir votre blog. Cordialement.

 
At novembre 08, 2006 5:31 PM, Anonymous Anonyme said...

La jeune femme que vous mentionnez à la fin de votre article est Sabine Herold, porte parole de Liberté Chérie (cf. Alternative Libérale). Sabine est diplômée de Sciences Po Paris et vient de terminer un troisième cycle à HEC Paris. Elle est tout à fait brillante et je trouve absolument lamentables vos propos à son égard. Elle a 24 ans et assume parfaitement son engagement politique. Il n'est facile pour personne de réussir ses premieres télés, surtout pour les jeunes.

 
At novembre 08, 2006 6:47 PM, Anonymous Anonyme said...

Pauvre petite Sabine Herold! Heureusement, elle est bardée de diplômes. On est rassurée pour elle, à défaut de l'être pour nous...

 
At novembre 08, 2006 8:54 PM, Blogger el ryu said...

N'oubliez que j'ai mon propre fan club à science peau.Hommage m'a été rendue sur ce blog dernièrement et je vous invite à en lire l'intégralité ici.

http://elryu.blogspot.com/2006/04/heureusement-jai-pas-fait-science-po.html

Surtout poursuivez votre lecture jusqu'au
50 ème et dernier commentaire ça vaut aussi le détour.

Cordial pareil.

 
At novembre 08, 2006 9:01 PM, Blogger el ryu said...

Merdre il marche pas mon lien !
j'essaye encore


clic là voir.

 
At novembre 08, 2006 9:45 PM, Anonymous Anonyme said...

Pour le lecteur qui trouve présentable les habituels dégueulis de Le Guennec sur les Bretons :

Ce monsieur est un membre de la Libre-Pensée bien connu en Bretagne. Un peu le genre "innocent du village", qu'on ne remarque même plus tant il est pathétique. Il navigue donc en pleine para-religion de la LP (religion laïque peut-être, mais c'est quand même une religion).

En plus, sa plaquette est bourrée d'amalgames, comme à l'habitude de ce type de "démocrates". Des erreurs de date, de personnes, de générations. Et des "renseignements" collectés dans des endroits visiblement très bien renseignés...

Ne jamais croire sur parole quelqu'un qui vous affirme ce que vous avez le désir de croire.

 
At novembre 08, 2006 10:08 PM, Anonymous Anonyme said...

Ecoutez vraiment Ryu, votre perception de science po est complètement erronée : vous savez très bien qu'on y trouve une grande majorité d'étudiants brillants. Le cas de Joelle K. est typique d'une certaine mentalité qu'on peut en effet retrouver à science po mais également dans la plupart des grandes écoles ; cette attitude n'est cependant pas la règle, reste marginale et ça aussi vous le savez pertinemment. Surtout à science po qui est un établissement à dimension humaniste, la philosophie de l'école est tout à fait comparable à celle du Monde diplo. Vous critiquez également Louis Chauvel qui est un excellent sociologue, il écrit en effet pour la République des idées (très bon think tank) et aussi pour l'Observatoire des inégalités. Franchement, prenez un peu de recul sur votre texte, nous pourrions finir par croire que vous regrettez de ne pas avoir étudié à science po.

 
At novembre 09, 2006 11:13 AM, Anonymous Anonyme said...

Pour le lecteur soucieux de rétablir la vérité en ce qui concerne le dossier sur le drapeau breton:

Merci pour tes éclaircissements pas partisans pour un sou.On croit à ton objectivité quand toi-même tu fais des amalgames et des raccourcis : M. Leguennec ne tape pas sur les Bretons, plutôt sur le régionalisme breton, non?
La libre pensée n'est pas une religion mais une philosophie. Et heureusement qu'il y a encore des gens dans ce pays pour défendre la laïcité régulièrement mise à mal. Dernier exemple en date, le parvis de Notre-Dame à Paris rebaptisé Jean-Paul II...
En quoi ta parole serait-elle plus légitime que celle de M. Leguennec? Pour ma part, j'ai plutôt tendance à faire confiance aux liens proposés par El Ryu même si je ne suis pas toujours d'accord avec lui et que dans ce cas précis, il aurait pu citer la source de l'information.
Tu as l'air toi-même visiblement très bien renseigné...et c'est tout à ton honneur de vouloir rétablir les erreurs de dates, de personnes et de générations, mais jusqu'ici tu n'as fait que dénoncer. Il est vrai que les journalistes crédibles ne font jamais d'erreurs, eux. Mais au fait, c'est quoi pour toi un journaliste crédible? Quelqu'un qui a un diplôme? Un beau brushing? Je sais pas mais quand tu parles d'innocents du village, moi je pense à tous ces journalistes qui se font épingler sur rezo.net, par exemple, en flagrant délit de connivence pour ne pas dire collusion avec les puissants.
Tu as l'air d'aimer les aphorismes, laisse-moi t'en donner un de mon cru:
On est tous manipulés par quelqu'un. L'important, c'est de savoir que l'on a la liberté de choisir par qui on a envie d'être manipulé. Et cela ne fait pas de nous des marionnettes, bien au contraire.

Christine.

 
At novembre 09, 2006 12:47 PM, Anonymous Un étudiant brillant said...

Quel que soit le sens qu'on donne à "humanisme" et l'appréciation qu'on porte dessus (je ne crois pas qu'une formation "humaniste" ait jamais protégé contre la compromission morale ou l'avachissement intellectuel), il est difficile de coller cette étiquette à Science po sans discussion. Quant à rapprocher la "philosophie" de Science Po de celle du Diplo, ça fait sourire, au moment même où Alain Garrigou, remarquable analyste de cette institution, publie en dernière page du Diplo une nouvelle critique de l'IEP de Paris... Certes, il est évident que beaucoup d'étudiants de science po ne mérite pas d'être (au moins pour l'instant) vus à travers le seul prisme de l'institution dans laquelle (hasard, ambition, erreur, encouragements, envie d'avoir à manger plus tard...) ils se retrouvent. Mais ce n'est pas parce qu'ils sont "brillants" qu'ils méritent de ne pas recevoir de cailloux quand ils racontent des conneries... Des gens "brillants" dans les exercices mi-techniques, mi-simiesques que proposent les formations "sélectives", on en trouve partout, des couillonnades type "culture générale" de Science Po aux concours de bite calculatoires de pas mal d'école d'ingé, en passant par l'élégante fumisterie des dissertes khâgneuses... Alors faites chier, avec vos "étudiants brillants" : un étudiant brillant ne l'est jamais que comme étudiant.

 
At novembre 09, 2006 2:32 PM, Anonymous Anonyme said...

Plutôt que de broder sur des raccourcis médiatiques, vous feriez mieux de lire ces fameux bouquins que vous pourfendez. Cela vous donnera peut-être des arguments un peu plus sérieux que ce que vous développez.
D'ailleurs, vous ne citez jamais les chiffres et les arguments techniques analysés par ces auteurs qui sont pourtant édifiants.
Depuis quelques années, notamment avec mon expérience militante, (de gauche anti-libérale, je précise) je suis convaincu qu'il y a un gros probleme de générations dans notre société.
Le fait que les médias en parlent maintenant, et si mal, est très révélateur! Procédé politique vieux comme le monde que celui du ballon de baudruche : pour cacher un probleme important, parlez en de façon ENORME pour que ça se dégonfle juste après...
Malheureusement, votre contribution ne l'élève pas beaucoup, ce débat, pourtant si nécessaire.
A croire qu'il vous pose un probleme, ce débat.
Quel age avez vous ?
Moi, j'ai 35 ans. Et non seulement ça m'emmerde franchement de savoir que ceux qui décident de mes moyens de subsitance, de mon avenir, et de celui de mes enfants ont passé l'âge de la retraite, mais encore, ça m'emmerde encore plus de savoir que la génération d'après (la génération des Sarko, Ségo...)a tellement été bridée par la génération précédente qu'elle est prete à dire et faire n'importe quoi pour le prendre, ce pouvoir.
Amicalement
Benoit Campion, marseille

 
At novembre 10, 2006 12:27 PM, Anonymous Un prof d'univ said...

Oui, je parle d'étudiants brilliants parce que c'est bien de cela dont il s'agit. Vous dites "un étudiant brillant ne l'est jamais que comme étudiant" : bien évidemment et ça tombe bien car c'est précisemment ce qu'on lui demande. A un moment il faut accepter une échelle de valeur, poser les règles du jeu et reconnaitre l'excellence, on ne peut pas dire tout se vaut, tout est bien. C'est de l'égalitarisme, on n'en sort pas. Science po est une Référence, les grandes écoles sont La référence, surtout les ENS. Ensuite, rien n'interdit aux étudiants de dire des conneries, comme tout le monde.

 
At novembre 10, 2006 4:05 PM, Anonymous Anonyme said...

Entrer dans les grands établissements d'enseignement supérieur demande un travail de longue haleine qui ne commence pas pendant les années de prépa mais bien au lycée, ou même plus tôt encore. L'entrée est sur concours et avec ce type de sélection (le mot qui fait peur), il est bien normal que les étudiants trouvent un emploi facilement (comme Sabine) en fin d'études.
Ils n'ont rien volé à personne : ceux-ci ont énormément travaillé pour l'admission. Des heures et des heures à bosser les programmes gargantuesques, à préparer les écrits et les oraux. Libre à vous d'en faire autant si vous voulez réussir.
Vous écrivez : "l'élégante fumisterie des dissertes khâgneuses". Si vous considérez que la culture générale ne sert à rien, très bien, c'est un point de vue, mais n'en détournez pas les autres, tout n'a pas une finalité économique. Et oui, l'étudiant qui souhaite réussir doit s'inscrire dans le cadre ultra académique des prépas car en effet, "tout ne se vaut pas, tout n'est pas bien" : les élèves savent très bien quel sont les parcours à suivre pour réussir, à eux de se donner les moyens d'y arriver en travaillant. Mais seulement il faut travailler, même si ce verbe paraît désuet au regard de la culture populaire de masse qui règne au collège et au lycée aujourd'hui.
Quant "aux concours de bite calculatoires de pas mal d'école d'ingé" : je vous invite cordialement à les passer, mieux vaut être une "bite calculatoire" avec un haut revenu grace à des études difficiles et sélectives que d'être au chomage avec je ne sais quelle formation inutile où les profs se voient contraints de faire de la garderie.
Vous citez par ailleurs Alain Garrigou (qui est prof à Parix X Nanterre), quand on connaît un peu la vie universitaire, on sait que les rapports entre les universités et les instituts plus ou moins indépendants de type IEP ne sont pas toujours au beau fixe. Les critiques par articles interposés sont monnaie courante et n'engage que de manière très relative la presse (le Monde diplomatique en l'occurence). De plus, les IEP ont tous leur identité propre et même chaque formation à l'intérieur d'un même IEP garde ses spécificités. En comparant science po et le diplo, je ne faisait que dépeindre un background très général qui fait la part belle aux nobles humanités.
Bref, trève de discussion et vive l'élite, terme qui n'a rien de péjoratif.

 
At novembre 10, 2006 8:33 PM, Anonymous Anonyme said...

Benoit Campion a dit :
"Moi, j'ai 35 ans. Et non seulement ça m'emmerde franchement de savoir que ceux qui décident de mes moyens de subsitance, de mon avenir, et de celui de mes enfants ont passé l'âge de la retraite, mais encore, ça m'emmerde encore plus de savoir que la génération d'après (la génération des Sarko, Ségo...)a tellement été bridée par la génération précédente qu'elle est prete à dire et faire n'importe quoi pour le prendre, ce pouvoir."

Je pense que pour l'auteur tu parles chinois. Soit tu rentres dans le schéma "classe contre classe", qui a effectivement fait gravement ses preuves au cours des dernières décennies pour nous sortir de la m... et améliorer concrètement le sort des plus pauvres, soit tu es un ennemi ou un crétin ou un vendu. Au choix...

 
At novembre 12, 2006 3:49 PM, Anonymous manu said...

Eh bien nous l'avions attendu, cet article, mais ça valait le coup. Encore merci.
Dans la série, lisez "La fin de la télévision", chez la République des Idées. Une bonne étude marketing (l'auteur en vient) et puis...oh, ben, la téléréalité, c'est complexe, c'est sociétal, c'est ce que les gens veulent. Point barre. Circulez, c'est plus complexe...bref tout ce que vous dénoncez.
Au vu des flots de haine sociaux-libéraux que vous vous attirez dans les commentaires, je ne peux que vous encourager à continuer : c'est la preuve que vous grattez là où ça fait mal. Et laissez M. Campion, 35 ans (moi 36, plus fort) se répandre en invectives contre ces salauds de vieux. Lesquels d'ailleurs ? Le rentier varois ou le chibani expulsé de son meublé pourri du centre-ville ?...comment peut-on avoir fait tant d'"études brillantes" et raconter des conneries pareilles ? A moins que...je n'ose l'imaginer...un intérêt ? Non...impOssible...

 
At novembre 13, 2006 3:12 PM, Anonymous albinoal said...

Jusqu'a la moitié du fil de commentaires, j'ai cru que c'etait du second degré sans me poser de questions.
La, je suis prise d'un gros doute: "trève de discussion et vive l'élite", c'était du serieux?

Sinon, a l'attention de l'utilisateur anonyme du 10.11 à 4:05, j'ai fait une prepa litteraire et scpo, et si ca peut servir à éclairer votre lanterne: les dissertes de khagneux sont souvent de vastes supercheries, on peut faire scpo en se la coulant douce, les etudiants preferent frequenter le basile (le cafe du coin de la rue st guillaume) que les amphis et en sortant, on galère pour trouver du travail parceque la culture générale n'a effectivement pas une finalité économique. Le but de scpo c'est de former des generalistes qui peuvent raconter absolument n'importe quoi avec la plus grande assurance, et je ne comprends toujours pas pourquoi autant de gens ont l'air de trouver ca fascinant.

 
At novembre 13, 2006 7:44 PM, Anonymous Anonyme said...

C'est fou. On peut en parler si vous voulez : oui science po est un institut généraliste, il ne s'agit que d'une étape avant d'intégrer une autre école (de type ENS, ENA, ENM... sur concours et avec emploi guaranti quand vous sortez). C'est une sorte de méga prépa de luxe ; si vous n'intégrez rien après, votre formation reste, certes de grande qualité, mais incomplète.
Vous pouvez également intégrer un 3ème cycle à science po même, et là vous décrochez la timbale. Il faudrait me donner une définition de "vastes supercheries" ; sachez que la culture générale (au même titre que l'orthographe!) sont devenus des critères de recrutement décisifs car devenus rares. Enfin, j'ajoute que je reconnais bien, à lire votre prose, l'attitude habituelle relativement désinvolte de l'étudiante à science po, un tantinet je-m'en-foutiste, bobo et plutôt intello (un coup d'oeil rapide à votre blog suffit à s'en rendre compte). N'y voyez aucune critique, je trouve ça génial.
Et bien sachez chère amie que quoi que vous en pensiez, vous êtes largement au dessus de la mêlée. Bien à vous.

 
At novembre 14, 2006 1:31 AM, Anonymous HailtoTheThief said...

bravo pour cet excellent billet.
Quant à ceux qui vous "traitent" de bien pensant ne niquez pas leur maman, prenez le comme un compliment!!

 
At novembre 14, 2006 8:36 AM, Anonymous Anonyme said...

Qu'est-ce que ça veut dire 'bien-pensant'? 'Qui pense bien'? Je ne suis pas sûr de saisir le sens de cette expression.

 
At novembre 14, 2006 8:41 AM, Anonymous Anonyme said...

Il y a quelque-chose qui ne dit pas son nom derrière ironie de surface de cette expression. J'aimerais en savoir plus.

 
At novembre 14, 2006 5:54 PM, Anonymous albinoal said...

@ anonymous:
- bon courage pour integrer l'ENS apres scpo. C'est un détail, mais je suis d'humeur à relever les détails. Seul un quart des etudiants se tourne ensuite vers le concours de l'ENA, et toute la politique actuelle de l'ecole tente de se debarasser de son image de prep ENA, justement.
- intégrer un 3e cycle à scpo (un DEA) ca veut dire généralement se destiner à la recherche, et ca n'interesse qu'une toute petite fraction des etudiants.
- "vaste supercherie": la plupart des dissert de prepa litteraire se focalisent sur l'art de couper les cheveux en quatre, et on demande aux etudiants d'utiliser des concepts assez compliques alors qu'ils n'ont meme pas assimile les bases. Ou l'art de peter plus haut que son c*l. C'est d'ailleurs a ca qu'on y reconnait les bons profs: ceux qui enseignent sans trop theoriser. Par contre, gros respect pour les prepas scientifiques.
- la culture generale et l'orthographe comme criteres de recrutement? Mouhahah...ce qu'on cherche aujourd'hui c'est des gens qui sont passe par des formations professionalisantes claires et orientees. Je le sais, je cherche du boulot.
- si j'etais j'menfoutiste a ce point la, je vois mal ce que je ferais ici a debattre d'un sujet aussi peu interessant avec qqun qui m'appelle "chere amie" alors que je ne le connais pas.

 
At novembre 14, 2006 7:25 PM, Anonymous Anonyme said...

@albinoal

- L'école cherche à se débarasser de son image de prep ENA pour affirmer son identité d'institut autonome. C'est une bonne politique interne (la stratégie 'marketing' sur le marché du sup en fait) mais il n'en reste pas moins que scpo est idéal pour préparer un concours de type ENA et que tout le monde le sait.

- Vous pouvez très bien intégrer un 3ème cycle professionnel (Master pro, ancien DESS). Par exemple, le master pro de traitement de l'information dans l'entreprise de scpo Paris. Mais il y en a d'autres, en écoles ou universités. Rien ne vous oblige à vous orienter vers la recherche (DEA - master recherche puis thèse).

- En ce qui concerne les disserts, même si beaucoup d'étudiants friment pas mal à l'occasion, là encore, vous n'êtes pas obligée de participer à la 'supercherie'. "L'art de couper les cheveux en quatre" et "'art de peter plus haut que son c*l", ça veut dire quoi exactement? Vous pouvez faire un travail documenté et vous livrer à des analyses fines sans pour autant en rajouter, ni théoriser à outrance (mais la théorie est nécessaire car pas de pratique sans théorie et inversement, question d'équilibre).

- Je vous assure que la culture générale et l'orthographe sont des denrées rares aujourd'hui. Ce sont des critères décisifs si par exemple un recruteur hésite entre deux candidats. Ce sont deux qualités qui font la différence même si il vous avez raison de dire que les "formations professionalisantes claires et orientees" sont largement préconisées.

- Bon, ok vous n'êtes pas je-m'en-foutiste, désolé, mais vous avez le droit d'être aimable. Bye.

 
At novembre 15, 2006 3:53 PM, Anonymous Diego said...

Ta critique de l'article est pratiquement aussi réactionaire que l'article lui-même. Chapeau.

Au fait, t'as lu le Destin des générations de Chauvel ?

Ca m'étonnerait que Chauvel parle du "laxisme des 68tards-avantilsétaientdegauche maintenantcesontdesméchantspasbeauxdedroitequientubentles ouvriers-."

 
At novembre 16, 2006 2:44 PM, Blogger en.marge said...

Ce qui fait franchement marrer, quand il est question des 68ards, c'est qu'on oublie toujours de rappeler que la plus grosse manif fut celle des Champs Elysées en faveur du retour à l'ordre.
Les soit-disants 68ards qui dirigent le pays le font parce qu'ils ont retourné leur veste. Ils ne faisaient que tirer les leçons de l'après-68 et anticipaient le grand retournement général qui eut lieu en 1973-74, quand un serrage de kiki (la 1ere "crise pétrolière") et les premiers rapports sur les conséquences écologiques de notre mode de vie amenèrent tout le monde, jeunes et vieux confondus, à l'aveuglement dont nous observons les conséquences aujourd'hui.
C'est alors que Giscard a pu dire à la télé : "les Français auront le nucléaire qu'ils le veuillent ou non" sans que personne ne moufte.

 
At novembre 23, 2006 12:14 PM, Blogger Kusodomo said...

ton blog c'est de la bombe atomique. Fais un tour chez moi, ça me ferait très plaisir.

 
At décembre 29, 2006 1:40 PM, Anonymous chomdu said...

Si vous voulez en savoir un peu plus sur la réalité du chômage, allez donc voir ...

ce site
Actuchômage : Le premier portail d'information et d'échange sur le chômage et l'emploi.
http://www.actuchomage.org

et celui-ci
Travail, chômage et choix de société : L'importance du travail et du chômage résultent d'un choix de société.
http://travail-chomage.site.voila.fr/index2.htm


et aussi celui-là
Inter emploi : Le numéro vert des demandeurs d'emploi.
http://www.inter-emploi.org

ou encore
Le NAIRU, le nom de la ruse : Le chômage est voulu et ne doit pas trop diminuer.
http://lenairu.blogspot.com

et pourquoi pas, dans un domaine un peu différent
La chute du capitalisme : une question financière (nombreuses sources us).
http://20six.fr/aurelianobuendia
en commençant ici
http://20six.fr/aurelianobuendia/archiveofmonth/2005/03/00
pour mieux comprendre.

 
At janvier 11, 2007 11:23 PM, Anonymous Sig. said...

Il FALLAIT Le Dire !!!

 

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